Journal de roleplay du Sharkathon (2e édition)

Dernièrement, j’ai participé à la deuxième édition du Shakathon, ce tournoi de Skyrim organisé par C_Shark et l’équipe Link_Us.

Qu’est-ce que c’est que ça? me demandez-vous bien hypothétiquement.

Le Sharkathon, c’est deux semaines au cours desquelles chaque participant se voit contraint de jouer un personnage selon un archétype décidé au vote au préalable par les spectateurs. Les archétypes vont de l’ordinaire (pyromancien, paladin, voleur) jusqu’à l’étrange (commerçant, boxeur, diplomate). Des points sont attribués selon le niveau atteint, les quêtes accomplies et le respect du roleplay, incluant les contraintes imposées par l’archétype. (Par exemple, un boxeur ne peut que se battre à mains nues.)

L’aspect « respect du roleplay » comprenait également la rédaction d’un journal. Celui-ci devait dépeindre les aventures vécues par notre personnage tout au long du tournoi. Ci-dessous, préservée pour la postérité, vous trouverez la geste de mon perssonnage, le diplomate Cornelius Caton, ambassadeur impérial (dans sa tête) et indécrottable emmerdeur (dans l’opinion de tout le monde sauf la sienne).

* * *

Les Chroniques de Lydia – Jour 1 de mon Oblivion Personnel

Un dragon a attaqué Blancherive aujourd’hui!

J’allais me précipiter hors des murs pour me joindre au combat quand le jarl Balgruuf a demandé à discuter avec moi. Il voulait me confier une mission très importante. J’aurais dû me méfier que cette “mission” serait un foutoir total parce que son chambellan Proventus ne cessait de pouffer de rire tout au long de notre entretien. Apparemment, l’Empereur lui-même lui a ordonné de régler un problème de nature délicate: un noble de sa cour, un certain Cornelius Caton, se targue d’être un “ambassadeur”. L’imbécile a déjà causé plusieurs embarras diplomatiques, mais sa famille est trop bien connectée pour qu’on l’arrête. Sous couvert d’une mission diplomatique en Bordeciel, l’Empereur l’a envoyé dans un camp de Sombrages où la Légion prévoyait faire une rafle. Résultat: notre homme s’est trouvé embarqué avec le reste en direction du bloc du bourreau. Le plan aurait fonctionné si ce n’avait été de l’apparition inopinée d’un dragon.

Maintenant, Caton est en liberté et se croit investi d’un véritable mandat diplomatique en Bordeciel, mandé par l’Empereur lui-même. Ma mission est de l’accompagner, prétendant lui servir de huscarle, alors qu’en fait, je dois arranger un nouvel “accident”. Ce travail me répugne – je suis une huscarle, pas un assassin – mais je dois servir mon jarl.

De toute façon, je ne crois pas qu’on en viendra à ça puisque je serais très étonnée qu’un vieillard cacochyme revienne vivant d’une confrontation avec un dragon.

Les Chroniques de Lydia – Jour 2 de mon Oblivion Personnel

Il a survécu.

Contre toute attente, ce vieux con a survécu. Il s’est caché dans la tour de l’Ouest pendant que son garde du corps du moment, un barde de Rivebois nommé Sven, a affronté la bête. Je vous le jure: quand j’ai pris sa place auprès de Caton, il est parti en dansant et en enchaînant les bras d’honneur dans le dos de son ancien employeur.

Encore pire: les Grises-Barbes ont convoqué Caton au Haut-Hrothgar. Ça remonte à des siècles, la dernière fois que c’est arrivé, et c’est à ce gâteux qu’ils confèrent cet honneur. Au diable les dragons, voilà bien le signe indéniable que notre monde s’en va aux drémoras!

Pour l’instant, notre homme semble se foutre éperdument de la destinée extraordinaire qui lui a été jetée dessus. Il s’est mis en tête de mettre fin à lui seul à la guerre civile en Bordeciel en « tissant un réseau de relations politiques auprès des jarls”. En d’autres mots, il veut se traîner à quatre pattes devant tous les jarls jusqu’à ce qu’on daigne lui jeter un titre de thane. Si seulement il savait qu’il y a environ une cinquantaine de thanes par cour et que le titre ne vaut plus rien… Me voilà tout de même forcée d’accomplir toutes les basses besognes qu’il se fait confier parce que Monsieur ne sait rien manier de plus lourd qu’un couteau à tartiner. “Excellent, Lydia!” “Du nerf, ma fille!” “Lydia, cet ours veut me manger!”

Akatosh me vienne en aide, je n’en peux plus déjà.

En tous cas, ça a marché: le jarl d’Épervine lui a déjà flanqué une thanerie.

Les Chroniques de Lydia – Jour 8 de mon Oblivion Personnel

Aujourd’hui, il s’est décidé à gravir les 7000 marches jusqu’au Haut-Hrothgar. Il m’a fallu plusieurs jours pour le convaincre que les vieux ermites possédaient une influence politique décisive en Bordeciel. Il risque d’être déçu quand il s’apercevra qu’il y a une bonne raison pour laquelle personne ne va les voir depuis des siècles: les vieux sont complètement déconnectés de la réalité. Mon plan est qu’il ne parvienne jamais à se faire gaver de prophéties vides: il mourra avant d’avoir atteint son but.

La route qui mène au Haut-Hrothgar est notoirement dangereuse: loups, ours, araignées et spectres de glace sont nombreux et font des victimes incalculables chez les naïfs qui tentent le pèlerinage chaque année. Mon calvaire tire bientôt à sa fin…

Les Chroniques de Lydia – Jour 14 de mon Oblivion Personnel

CE PUTAIN DE VIEUX CON!

Non seulement il s’est caché derrière moi tout au long de la montée, mais en plus, il a pris ses jambes à son cou, me laissant seule devant un troll de glace! J’y ai presque laissé ma peau! La seule façon que j’ai pu retrouver ce foutu diplomate après avoir échappé au troll, c’est en suivant les traces de pipi dans la neige jusqu’à la porte du Haut-Hrothgar.

Toujours est-il qu’après avoir changé de pantalon, il a gobé tout ce que les ermites avaient à dire et on est parti chercher une corne dans un tombeau en ruines. Il a fallu que j’affronte des bandits, des pièges, des nécromanciens, des morts-vivants – tout ça pour rien. Quelqu’un était passé avant nous pour prendre la corne. Caton a fait une sorte de moue, comme si le buffet avait manqué de caviar, puis il a tourné les talons. Je pense qu’il a tout à fait abandonné l’idée de continuer à suivre les commandes des Grises-Barbes.

Mon rêve de le voir réduit en purée par le troll sur le chemin du retour s’envole en fumée.

Les Chroniques de Lydia – Jour 17 de mon Oblivion Personnel

Nouvelle lubie aujourd’hui! Monsieur a décidé de devenir maître des arcanes magiques! Direction Fortdhiver pour une inscription en règle au Collège des mages.

Je redoutais fortement que son apprentissage se résumerait à me faire passer les examens à sa place – j’affronterais volontiers un géant mais pas ça! – ou encore à se servir de moi comme cobaye pour ses sortilèges de débutant. C’était mal connaître le bonhomme. Il a beau se piquer d’être “un homme du monde” et “un être d’une culture éclectique”, dès qu’il a fallu quitter la sécurité du Collège et mettre tout ça en pratique dans les ruines de Saarthal, il s’est dégonflé.

En contrepartie, ça lui a donné de nouvelles idées bizarres: il s’est maintenant mis en tête qu’il pourrait collaborer avec les puissances daedriques pour faire avancer ses desseins politiques. Et par “collaborer avec les puissances daedriques”, j’entends par là se comporter de la même façon avec des êtres divins au pouvoir quasi infini de la même façon qu’avec les jarls de Bordeciel: faire des courbettes pour recevoir des gâteries. En gros, le modus operandi reste le même: Caton fait des promesses aux puissants et c’est bibi qui se tape tout le sale boulot.

Note supplémentaire: Barbas est plutôt futé pour un chien, mais il est quand même vraiment con.

Les Chroniques de Lydia – Jour 29 de mon Oblivion Personnel

On a ramassé au total deux bâtons et une sorte de masque vraiment hideux mais aucune influence politique tangible. Le patron décide donc à nouveau de changer de plan: maintenant, il veut devenir barde.

J’ai déjà flanqué une raclée à Mikael à la Jument Pavoisée parce que, comme la plupart des bardes, il n’est qu’un vaurien racoleur et inutile. Je peux difficilement concevoir à quel point je vais haïr Caton encore plus quand il fera partie de leur confrérie de bons-à-rien. Peut-être pourrai-je accumuler assez d’aversion dans mon coeur pour simplement le tuer dans son sommeil?

Toujours est-il que l’obtention de la licence de barde implique moins de leçons de solfège et plus de bastonnade de morts-vivants dans une vieille crypte. Je doute que Sven et Mikael aient eu à passer les mêmes examens. J’en déduis que la mine sénile de Caton a donné au directeur du Collège l’idée de l’exploiter au maximum. Il a encore fallu que je casse du draugr, mais ça valait la peine pour voir la tête du Viarmo quand on est revenu avec son foutu sonnet.

Eh non, mon bonhomme, il est pas si facile le tuer, le vieux con! J’en sais quelque chose!

Les Chroniques de Lydia – Jour 41 de mon Oblivion Personnel

Malgré tous mes espoirs et mes nombreuses tentatives, Cornelius Caton est encore de ce monde – et plus riche de deux autres titres de thane de surcroît! Non content de narguer le destin en survivant non seulement aux intrigues de cour et aux créatures des cryptes, il pousse le bouchon jusqu’à risquer les foudres de la Loi.

En effet, il vient de se rendre compte que magouiller dans les hautes sphères, ça coûte cher. Les jarls ne sont pas dupes: quand ils voient un toutou de son espèce prêt à se rouler dans les tessons de verre pour une caresse, ils en profitent au maximum. Maintenant, un titre de thane, ça demande qu’on achète aussi une maison. Or, le Caton, il a la bourse légère avec tout l’équipement qu’il a fallu acheter depuis le début. Les armures et les livres de sorts, c’est pas donné!

Comment se remplir les poches rapidement? Mais en volant, pardi! Et comme Caton ne fait pas les choses à moitié, il a décidé de prendre les grands moyens et de s’enrôler dans la Guilde des voleurs de Faillaise. Bon, du coup, je préfère ça à l’alternative; pour peu qu’on connaisse l’homme, il aurait aussi bien pu faire de moi un bandit de grand chemin et ainsi se reposer entièrement sur moi.

Suite à une désastreuse tentative de pickpocket en plein jour et au vu de tous qui s’est soldée par une émeute sur la place du marché, la Guilde nous a inexplicablement confié notre première mission. J’étais tentée de croire qu’ils agissaient de concert avec l’Empereur pour neutraliser le “diplomate” mais j’ai constaté l’état de leur QG. Vu leurs récents “succès », j’en déduis que non, ils sont vraiment cons à ce point à la Guilde.

Grand bien leur fasse: Caton a fait quelque jobs pour eux puis il s’est contenté d’exploiter leur réseau de receleurs. Comme quoi on trouve toujours plus idiot que soi.

Les Chroniques de Lydia – Jour 54 de mon Oblivion Personnel

Je crois que j’ai trouvé quelqu’un que je hais plus que Caton: les Parjures. Et possiblement le jarl de Markarth qui nous a envoyés les combattre.

Je préfèrerais retourner chercher une centaine de sonnets dans des cryptes délabrées avant de retourner nettoyer un campement de Parjures. Ces gens n’ont aucun concept d’hygiène personnelle. Passe encore de suspendre des têtes de chèvres en putréfaction partout, mais coucher avec des Harfreuses? Quelle horreur! Je passerais dans le lit de Caton avant d’en venir là.

(Kynareth me préserve et Arkhay vienne me chercher! Il faut que je le tue avant que je devienne assez folle pour passer à l’acte sur ce point!)

Ça va me prendre plusieurs bains dans des élixirs antipuces, mais on a fini par lui avoir son titre de thane. On va peut-être enfin pouvoir passer à plus propre maintenant.

Les Chroniques de Lydia – Jour 62 de mon Oblivion Personnel

Non, on est dans les PUTAINS de marais.

Caton a décidé qu’il essayerait de soutirer un titre au jarl de Morthal maintenant. Morthal, bordel! Un village fait de bois pourri, d’eau stagnante et de chagrin. Oh et de vampires aussi. Parce que c’est pas suffisant que la place pue la mort au sens figuré, faut y aller au sens propre aussi. Je suis certaine que le jarl n’attendait que le passage d’un arriviste le moindrement baraqué pour régler son problème de parasites. L’arriviste, c’était Caton et moi, j’étais la baraquée. Évidemment, c’est la baraquée qui prend les coups. J’espère que j’ai pas chopé le putain de vampirisme sinon je vous jure que le diplomate est ma première victime!

Faut tout de même admirer le jarl et son sens de l’économie. Quand est venu le moment de prendre d’assaut la tanière des vampires, elle nous a promis un détachement de ses “guerriers les plus compétents”. Mon oeil, oui! On a eu droit au barde de la taverne, à la jolie alchimiste et à trois pèquenots. On aurait eu un sac de chatons enrhumés que ça aurait été aussi efficace. J’imagine qu’elle préférait ses gardes auprès d’elle quand on allait foirer la mission et que les vampires attaqueraient en retour.

En plus, elle couche avec son chambellan, et je pense que c’est son petit-neveu ou quelque chose du genre. Ça ne m’étonnerait pas dans un petit village de consanguins comme Morthal.

Les Chroniques de Lydia – Jour 77 de mon Oblivion Personnel

Celles-ci sont mes dernières lignes et je les écris de mon lit au temple de Kynareth à Blancherive.

Je meurs.

Mon jarl, sachez que j’ai réussi: Caton est mort. Encore mieux, il est mort de façon à ce que personne ne pourra jamais soupçonner qu’on en voulait à sa minable vie.

Il y a de cela quelques jours, ivre de son nouveau titre de thane du Hjaalmarch, Caton a voulu se rendre à Solitude pour célébrer l’occasion. Exceptionnellement, ce couard qui ne quittait jamais une route pavée sans y aller d’une complainte interminable a décidé de couper à travers champ. “Couper à travers champ” dans la châtellerie de Morthal signifie se traîner au travers de marécages poisseux et gelés. Si je n’avais pas accumulé autant de fatigue morale dans les dernières semaines, je me serais opposée à ce plan. Hélas, je l’ai suivi à sa perte… et à la mienne!

Nous n’avions pas parcouru une centaine de mètres que les fourrés ont éclaté dans une explosion de chitine noire: un chaurus! Je connaissais ces bêtes pour en avoir entendu parler au coin du feu. Je savais que bien peu pouvaient se vanter de survivre à un affrontement avec elles. La majeure partie de ce que l’on sait sur ces monstres nous vient des gargouillis d’agonie de victimes comme moi qui en sont à leurs dernières inspirations.

Le chaurus s’est immédiatement jeté sur moi et a planté ses crocs venimeux dans mon épaule. Je n’ai même pas eu le temps de lever mon bouclier pour parer le coup. Je me suis retrouvée prostrée dans l’eau fétide alors que le monstre portait son attention sur le diplomate. J’ai vu son pantalon changer pour une teinte plus foncée avant qu’il ne tourne les talons et déguerpisse. Mais le chaurus ne pouvait laisser s’échapper une proie aussi détestable; un jet de poison a jailli de sa gueule et atteint sa cible.

Je meurs maintenant et je suis heureuse d’emporter avec moi dans Sovngarde une dernière image de Caton: celle de son désarroi alors que nos regards se croisent une dernière fois et qu’il me voit sourire comme il ne m’a jamais vu le faire de tout le temps que nous avons passé ensemble.

Que l’Oblivion t’accueille en sa cour, haïssable Cornelius Caton! On verra bien ce que vaudront tes courbettes devant les princes daedriques…

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Build de Fallout 4 – Le Baroudeur imbibé

Ça vous dirait un p’tit verre?

Concept: Le Baroudeur imbibé

Le Baroudeur imbibé n’aime pas la bagarre; il l’ADORE. S’il cherche constamment à faire usage de ses poings, c’est plus pour rigoler que pour sauver le monde, mais l’effet demeure le même: il laisse une trainée de nez cassés et de membres brisés dans son sillage… en zig-zag. Car s’il y a une chose qu’il aime plus que la baston, c’est la gnognoche. Une petite bière pour se donner du courage avant le combat et une autre pour célébrer la victoire ensuite; c’est là l’unique ambition de ce personnage haut en couleurs.

Du point de vue mécanique, le build du Baroudeur imbibé plaira aux amateurs de corps-à-corps tout en offrant des conditions particulières de jeu: que du combat à poings nus, pas d’armure et le recours systématique à l’alcool.

Faction

Aucune faction en particulier n’apporte d’avantage précis au Baroudeur imbibé. Par contre, si l’on veut s’en tenir au thème, il serait certainement plus à l’aise parmi les rangs plus décontractés des Minutemen ou du Railroad que chez le Brotherhood of Steel ou l’Institute.

Équipement

Idéalement, on vise à obtenir et utiliser:

  • Sea Captain’s Hat
  • Black Vest and Slacks ou Suspenders and Slacks
  • Black-rim Glasses (dans la caverne derrière le Red Rocket)

S.P.E.C.I.A.L.

Strength – 10
Perception – 1
Endurance – 3 (appliquer ici le bonus du livre You’re Special pour amener ce score à 4)
Charisma – 7
Intelligence – 1
Agility – 3
Luck – 1

Comme le personnage se battra au corps-à-corps, le score de Strength devient capital, surtout étant donné le peu de dégâts causés par les poings seuls. Le deuxième score le plus haut est attribué au Charisma, car c’est nécessaire pour débloquer le perk Party Boy, essentiel au concept de ce build. Le reste des points est partagé entre Endurance et Agility, le premier pour les points de vie et le second pour les points d’action. Heureusement, on peut pallier le peu de points de vie au début à l’aide de vêtements faciles à trouver (voir la section Équipement). Perception et Intelligence pâtissent malheureusement de cette distribution, mais c’est tout me même approprié au thème. Enfin, le score de Luck sera augmenté graduellement au fur et à mesure que le personnage monte en niveau, de façon à aller chercher les perks les plus intéressant associés à cet attribut.

PERKS

Niveau 2 – Iron Fist
Niveau 3 – Party Boy
Niveau 4 – Rooted

On jette les bases en commençant: dégâts de corps-à-corps et immunisation à la dépendance à l’alcool (procurée par Party Boy).

Niveau 5 – Lone Wanderer
Niveau 6 – Toughness
Niveau 7 – Lifegiver
Niveau 8 – Lifegiver 2

Ensuite viennent les outils pour nous assurer de survivre plus longtemps devant l’ennemi: plus de résistance aux dégâts et plus de points de vie. N’oublions pas que le personnage ne porte pas d’armure; toutes ses défenses proviennent des perks.

Niveau 9 – Iron Fist 2
Niveau 10 – Toughness 2
Niveau 11 – Action Boy
Niveau 12 – Agility +1
Niveau 13 – Agility +1
Niveau 14 – Agility +1
Niveau 15 – Party Boy 2
Niveau 16 – Agility +1
Niveau 17 – Lone Wanderer 2
Niveau 18 – Iron Fist 3
Niveau 19 – Toughness 3
Niveau 20 – Lifegiver 3
Niveau 21 – Action Boy 2
Niveau 22 – Rooted 2
Niveau 23 – Blitz

La prochaine étape consiste à nous assurer plus de flexibilité en combat. Puisque la résistance du personnage est grandement augmentée quand le VATS est activé, il faut viser le plus long temps possible passé dans cet état. La solution est d’augmenter le nombre de points d’action; pour ce faire, il faut améliorer le score d’Agility. Le couronnement final de cette progression est l’accessibilité au perk Blitz qui transforme essentiellement les attaques au corps-à-corps en attaque de longue portée en permettant de toucher les ennemis éloignés en VATS. On remarquera également Party Boy 2 qui double les effets de l’alcool consommé.

Niveau 24 – Luck +1
Niveau 25 – Luck +1
Niveau 26 – Luck +1
Niveau 27 – Luck +1
Niveau 28 – Luck +1
Niveau 29 – Blitz 2
Niveau 30 – Luck +1
Niveau 31 – Iron Fist 4
Niveau 32 – Toughness 4
Niveau 33 – Critical Banker
Niveau 34 – Critical Banker 2
Niveau 35 – Luck +1
Niveau 36 – Grim Reaper’s Sprint
Niveau 37 – Party Boy 3

Cette section comporte un autre longue série de points ajoutés à un score d’attribut, ici Luck. En effet, comme les dégâts des poings nus sont plutôt bas, et ce, malgré l’apport en bonus des autres perks et de l’alcool, on doit faire appel aux perks associés à Luck pour suppléer. Ainsi, Critical Banker nous permet de mettre des coups critiques en réserve, Better Criticals rend ces derniers plus puissants, Grim Reaper’s Sprint régénère nos points d’action et Four Leaf Clover nous fera cadeau de coups critiques gratuits. De plus, un score élevé en Luck accélère la vitesse de remplissage de la barre de coups critiques. Le plus beau dans tout ça? Party Boy 3 nous donne 3 points de Luck supplémentaires pour toute la durée de notre état d’ébriété.

Niveau 38 – Action Boy 3
Niveau 39 – Grim Reaper’s Sprint 2
Niveau 40 – Lone Wanderer 3
Niveau 41 – Luck +1
Niveau 42 – Better Criticals
Niveau 43 – Rooted 3
Niveau 44 – Critical Banker 3
Niveau 45 – Better Criticals 2
Niveau 46 – Iron Fist 5
Niveau 47 – Toughness 5
Niveau 48 – Grim Reaper’s Sprint 3
Niveau 49 – Better Criticals 3
Niveau 50 – Lone Wanderer 4
Niveau 51 – Critical Banker 4
Niveau 52 – Four Leaf Clover
Niveau 53 – Four Leaf Clover 2
Niveau 54 – Four Leaf Clover 3
Niveau 55 – Four Leaf Clover 4

Enfin, après avoir parfait notre arsenal d’outils basé sur la chance, on peut enfin combler notre lacune en Endurance et ainsi assurer une plus longue vie au personnage.

Niveau 56 – Endurance +1
Niveau 57 – Endurance +1
Niveau 58 – Endurance +1
Niveau 59 – Endurance +1
Niveau 60 – Endurance +1
Niveau 61 – Endurance +1

 

Variante

Certains voudront peut-être miser plus sur la résistance que sur la force de frappe. Dans ce cas, je vous suggère de remplacer la série des Grim Reaper’s Sprint ou des points supplémentaires en Endurance par un investissement de quatre rangs dans le perk Armorer. Ainsi, si vous avez atteint un échelon assez élevé chez le Railroad, vous pourrez appliquer les modifications plus avancées de Ballistic Weave à vos vêtements. À mon avis, cela constitue une entorse au thème mais à chacun son jeu et puis voilà.

C’était un autre build pour FALLOUT 4 et j’espère qu’il vous a plu. Comme pour le précédent, j’aimerais avoir vos commentaires, surtout si vous vous lancez dans l’aventure de jouer en suivant le plan établi ici. D’ici là, amusez-vous bien!

Build de Fallout 4 – Le Gentilhomme flingueur

J’ai récemment demandé à mes viewers s’ils seraient intéressés à ce que je partage ici mes builds de personnages pour Fallout 4. Il semblerait que oui alors en voici un premier!

Concept: Le Gentilhomme flingueur

Le Gentilhomme flingueur est un intellectuel mondain et humaniste. Il est adroit pour désamorcer les situations les plus délicates par l’application de procédés qui tirent avant tout profit de son esprit remarquable, que ce soit par la persuasion, la ruse ou le sabotage. Mais ça ne veut pas dire qu’il est inoffensif pour autant; lorsque les balles se mettent à siffler, il est tout aussi capable de cribler l’adversaire de plomb que le plus impitoyable des pillards du Commonwealth.

Le Gentilhomme flingueur est donc un build pour les joueurs qui apprécient un gameplay axé social ainsi que le défi de combats plus serrés.

Faction

Le Gentilhomme flingueur est particulièrement attiré par l’aspect « intrigue d’espion » du Railroad. Côté mécaniques de jeu, cette faction nous donnera accès au pistolet unique Deliverer et à l’amélioration d’armure Ballistic Weave qui permet de transformer des vêtements ordinaires en armures.

Équipement

Idéalement, on vise à obtenir et utiliser:

  • Deliverer (obtenu à la fin de la quête Tradecraft)
  • Lorenzo’s Suit (obtenu à la fin de la quête The Secret of Cabot House)
  • Black Rimmed Glasses (dans la caverne derrière le Red Rocket)

S.P.E.C.I.A.L.

Strength – 1
Perception – 2 (appliquer ici le bonus du livre You’re Special pour amener ce score à 3)
Endurance – 1
Charisma – 10
Intelligence – 10
Agility – 3
Luck – 1

Les scores de Charisma et d’Intelligence sont les plus importants; on leur accorde le plus de points pour refléter le caractère intellectuel du personnage. Dans la meme logique, les scores de Strength et Endurance sont laissés à 1 puisque le personnage n’a jamais eu à développer son côté physique. Enfin, les scores de Perception et d’Agility reçoivent quelques points pour aider avec l’utilisation des armes à feu… quand la diplomatie échoue.

PERKS

Niveau 2 – Intimidation
Niveau 3 – Wasteland Whisperer
Niveau 4 – Animal Friend

Les premiers niveaux servent à débloquer les perks sociaux qui nous permettront de « pacifier » la grande majorité des ennemis du jeu. Évidemment, comme l’ennemi ciblé doit être de plus bas niveau que notre personnage pour que la pacification réussisse, il ne faut pas s’attendre à remporter beaucoup de victoires en empruntant cette voie au début. Pourquoi ne pas repousser ces perks à plus tard dans ce cas? Parce que nous aurons besoin d’autres perks plus tard; mieux vaut régler ça tout de suite.

Niveau 5 – Locksmith (préalables: bonus du livre You’re Special en Perception et Bobblehead de Perception)
Niveau 6 – Hacker
Niveau 7 – Locksmith 2
Niveau 8 – Inspirational
Niveau 9 – Hacker 2

Il n’y a pas que la fusillade comme alternative à la diplomatie; il y a aussi d’autres possibilités. Crocheter des serrures et pirater des ordinateurs va littéralement nous ouvrir des portes et nous fournir des ressource précieuses. Inspirational abonde dans le même sens en améliorant l’efficacité de nos compagnons. (Personnellement, je recommande Codsworth pour son côté majordome qui correspond si bien au thème du build.)

Niveau 10 – Gunslinger
Niveau 11 – Gunslinger 2

Parce qu’on n’a pas toujours le choix de tire sur des gens, autant devenir passablement compétent dans le domaine. Le Gentilhomme flingueur préfère les pistolets semi-automatiques, surtout le Deliverer.

Niveau 12 – Animal Friend 2
Niveau 13 – Lady Killer
Niveau 14 – Robotics Expert

Lady Killer permet de pacifier plus facilement et de faire plus de dégâts aux ennemis humains de sexe féminin; c’est un bonus substantiel contre une part appréciable des ennemis du jeu. Quant à Robotics Expert, il nous permet de désactiver à distance les robots, le seul type d’ennemis qui échappait encore à notre contrôle. Et c’est pas trop tôt: le contenu du DLC Automatron est débloqué au niveau 15 et c’est pratiquement que des robots.

Niveau 15 – Gunslinger 3
Niveau 16 – Lady Killer 2
Niveau 17 – Lady Killer 3
Niveau 18 – Locksmith 3
Niveau 19 – Inspirational 2
Niveau 20 – Robotics Expert 2
Niveau 21 – Wasteland Whisperer 2
Niveau 22 – Hacker 3
Niveau 23 – Intimidation 2

Ces niveaux servent à poursuivre l’amélioration des perks déjà acquis.

Niveau 24 – Strength +1
Niveau 25 – Armorer (préalable: Bobblehead de Strength)
Niveau 26 – Armorer 2
Niveau 27 – Gunslinger 4
Niveau 28 – Animal Friend 3
Niveau 29 – Armorer 3

À partir de la mi-vingtaine, les ennemis vont se mettre à frapper un peu plus fort et, conséquemment, les échecs de pacification vont coûter plus chers. Heureusement, on n’aura pas à sacrifier notre look d’enfer (et nos bonus de Charisma) en appliquant la modification Ballistic Weave au Lorenzo’s Suit, ce qui nécessite d’augmenter notre score de Strength et de débloquer le perk Armorer.

Niveau 30 – Sneak
Niveau 31 – Sneak 2
Niveau 32 – Sneak 3
Niveau 33 – Sneak 4

On ajoute un nouvel outil tactique, la furtivité, à notre arsenal de contrôles sociaux, de fusillade et d’entrée par effraction. Et tant qu’à être plus discret…

Niveau 34 – Pickpocket
Niveau 35 – Pickpocket 2
Niveau 36 – Pickpocket 3
Niveau 37 – Pickpocket 4

Voilà qui fait de nous un véritable Arsène Lupin (sans compter que les deux derniers niveaux de ce perk nous permettent de voler les armes et autres items équipé par les ennemis)!

Niveau 38 – Sneak 5
Niveau 39 – Armorer 4
Niveau 40 – Agility +1
Niveau 41 – Agility +1
Niveau 42 – Gunslinger 5
Niveau 43 – Inspirational 3
Niveau 44 – Robotics Expert 3
Niveau 45 – Agility +1
Niveau 46 – Agility +1
Niveau 47 – Agility +1
Niveau 48 – Agility +1
Niveau 49 – Wasteland Whisperer 3
Niveau 50 – Intimidation 3

Non seulement ces derniers niveaux nous amènent à consolider nos perks, mais en plus ils nous offrent l’occasion d’augmenter notre score d’Agility, rendant ainsi Sneak et conséquemment Pickpocket plus efficaces. De plus, un haut score dans cette statistique signifie plus de points d’action, ce dont le Deliverer peut très bien tirer profit.

Variante

Si le thème vous tient moins à coeur, il est possible de remplacer les perks Lady Killer et Pickpocket par Mister Sandman et Ninja pour un meilleur débit en dégâts.

Voilà! Si le build vous plaît et que vous aimeriez en voir d’autres comme ceci, faites-le moi savoir. Et si vous l’essayez, n’hésitez pas à partager ici comment ça s’est passé pour vous!

Des nouvelles du Fantasque

La dernière fois que j’ai fait le podcast de La Game, on m’a demandé quels étaient mes plans dans le futur immédiat. J’ai répondu que je regrettais de ne plus passer autant de temps à lire et à écrire, activités qui prenaient facilement les trois quarts de mon temps avant que je ne me mette au streaming. J’ai dit souhaiter diminuer mes heures que je passe en diffusion live sur Twitch et me remettre à la rédaction.

Et comme la vie est dotée d’un sens de l’humour vicieux, elle s’est assurée que je tienne mes promesses.

Si vous êtes un(e) habitué(e) de ma chaîne, vous aurez remarqué que j’ai récemment cessé toute activité, et ce, « pour des raisons médicales ». Sans entrer dans les détails, disons que j’ai commencé à éprouver des douleurs qui auraient rendu plus qu’inconfortable toute tentative d’animer une soirée en votre compagnie. Avec mon attention accaparée par cette douleur, j’étais incapable de vous donner le bon spectacle auquel je vous ai habitués. Tant qu’à ne pas être capable de vous donner le meilleur de moi-même – sans compter le défi de gérer et la douleur et le chat – j’ai préféré écouter mon corps et prendre congé.

Eh oui, mon mode de vie particulièrement sédentaire, mon alimentation désastreuse et mes heures de sommeil limitées ont fini par avoir raison de ma santé. En d’autres mots, j’ai tellement abusé de la marge de crédit de mon corps que la banque a fini par envoyer le huissier pour se faire payer à même mon capital physiologique.

Avec intérêts.

À ce moment-ci, je devrais  prendre un instant pour vous rassurer: je ne suis pas au seuil du trépas. J’ai rencontré mon médecin et j’ai un rendez-vous en juillet pour un examen plus poussé. Bien que mon médecin ne sache pas vraiment ce que j’ai, il ne semble pas s’inquiéter outre mesure; je crois donc ne pas avoir à m’inquiéter non plus, malgré ma tendance maniaque à donner dans l’hypocondrie. Je vais probablement m’en tirer avec des nouvelles règles de vie au mieux et, au pire, avec une procédure chirurgicale à peine invasive.

Toujours est-il que mon congé forcé m’a amené à repenser ce que je voulais faire de ma chaîne. J’avais parlé d’un changement d’horaire possible; c’est le moment ou jamais de faire de cette idée une réalité. Ainsi, à partir d’aujourd’hui, mon nouvel horaire sera le suivant:

LUNDI AU MERCREDI SOIR: Pour en finir avec… 

On passe au travers d’un jeu, du début à la fin. Présentement, il s’agit de Borderlands: The Pre-Sequel. Après ça, j’avais parlé de The Witcher 3: Wild Hunt.

VENDREDI SOIR: Violendredi!

Le Fantasque a besoin de passer ses frustrations de la semaine alors il vous convie à une soirée de défoulement vidéoludique en sa compagnie. Démembrements, explosions et  bonne conversation sont au rendez-vous!

Vous remarquerez que les Lunchs Post-Apocalyptiques et les Weekends à la Carte ont disparu. Je suis décidé à prendre du temps à la fois pour ma santé et pour écrire. Ce temps, je dois le prendre quelque part; malheureusement, ce sont ces plages horaires qui devront sauter. Je vais probablement utiliser mes midis pour une petite marche de santé et un brin de lecture. Quant à mes fins de semaines, je les consacrerai à mes recherches et à l’écriture. De cette façon, j’aurai une production plus « permanente » à montrer pour tout le temps que j’investis.

Vous aurez aussi noté que j’ai retiré les vendredis Plein le Cube. Malgré tous les vieweurs que Minecraft amenait, je commençais à sentir que je conservais cet événement à l’horaire plus pour les followeurs que ça allait chercher que pour le plaisir que je retirais du jeu. J’ai toujours dit à quiconque le demandait que la première règle d’un bon stream, c’est de jouer à des jeux qu’on aime au lieu de chercher le créneau populaire. Si je veux être conséquent avec le principe que je prêche, il me faut laisser aller Minecraft . Si l’envie me reprend d’y jouer, alors seulement je m’y remettrai. Je suis conscient que cette décision risque de me coûter cher en followeurs mais tant pis. Comme je l’ai toujours dit, on ne fait pas du streaming pour voir des statistiques monter, on le fait parce qu’on veut construire une communauté.

Et j’ai confiance en la communauté des Fantassins qui me resteront.

En terminant, j’aimerais remercier mes amis et collègues, streameurs et vieweurs, qui ont pris le temps de m’envoyer des petits message pendant mon absence. Votre sollicitude me touche et contribue énormément à mon processus de récupération. Je tiens à remercier tout spécialement Cyn de Backtotheindie et Trickyzerg3000 qui ont pris de mes nouvelles comme si j’étais de la famille. Ça fait chaud au coeur!

Et, évidemment, un gros merci à Madame LeFantasque qui me soutient toujours autant, peu importent mes manies et mes paniques. Je t’aime, espèce de femme de ma vie.

Bon, allez, assez de sentimentalité! Je crois que je devrais revenir en ligne bientôt, aussitôt que je me sens capable de consacrer toute mon attention au stream plutôt qu’aux élancements qui me viennent sporadiquement.

Au plaisir de tous vous revoir bientôt!

En attendant le redémarrage…

Le live de ce soir a été retardé à cause de Microsoft.

Oui, car non content de fournir des systèmes d’exploitation qui développent des problèmes de façon aléatoire et spontanée, non content de fabriquer des consoles de jeu à la fonctionnalité sporadique, non content encore d’offrir des services en ligne d’une vulnérabilité désarmante, Microsoft en plus décide de quand je peux utiliser mon ordinateur.

Ce soir, j’allume l’ordi et j’ai la chance de ne pas avoir le bogue du “Group Policy Client” défectueux qui empêche mon Google Chrome de démarrer. Remerciant ma bonne étoile, je prépare toutes mes fenêtres pour streamer quand un beau petit rectangle bleu apparaît à l’écran. Je ne me souviens plus du texte exact mais, sommairement, j’ai deux choix: soit mon ordi redémarre maintenant pour faire des mises à jour, soit il redémarre à 19h51, quand j’aurai déjà commencé à streamer.

Pas de question comme “Voulez-vous procéder aux mises à jour maintenant?” ou “Souhaitez-vous qu’on vous avise plus tard que vous avez des mises à jour disponibles?”

Non, Microsoft DÉCIDE quand vous vous taperez ses foutues mises à jour sur VOTRE ordi, PAS VOUS.

Il y a quelques années, c’est avec beaucoup d’appréhension que je me suis converti à Apple pour des raisons professionnelles. Cependant, j’ai apprivoisé la philosophie de leurs produits très rapidement et j’ai été enchanté par la relation-client qu’il entretiennent avec les consommateurs de leur marque. J’ai ainsi évité le pire de Windows 8, passant sans douleur de Windows 7 à OS X.

Quand j’ai voulu devenir plus sérieux dans le streaming, je me suis rendu compte que je devrais retourner à Microsoft parce que les outils les plus appropriés pour ce que je voulais faire ne fonctionnaient pleinement que sous Windows. J’ai donc pris mon courage à deux mains et je me suis racheté un PC doté de Windows 10.

Après à peine deux semaines d’utilisation, mon ordinateur présentait déjà un problème. Deux semaines. Je répète:

DEUX FUCKING SEMAINES.

Et ce n’est pas parce que je l’ai utilisé à mauvais escient. J’ai le strict minimum des logiciels nécessaires pour streamer installés (je n’ai même pas Office, c’est tout dire), j’ai un bon antivirus et je ne surfe pratiquement pas le web avec. L’ordinateur ne fait que rouler Google Chrome pour Twitch et OBS.

Rien d’autre.

Et pourtant Windows trouve le moyen de foirer. Malgré l’utilisation MINIMALE que je fais de l’ordi, il développe par lui-même des problèmes, problèmes pour lesquels je dois parcourir forums et vidéos pour les régler, et consulter moults amis mieux ferrés que moi en informatique.

Bref, j’ai retrouvé mon statut de victime de l’informatique que j’avais quitté en optant plutôt pour un Mac. Encore une fois, je me trouve à la merci d’une technologie qui parfois fonctionne, parfois ne fonctionne pas et ne m’en dit pas toujours la raison.

Et ça ne sert à rien de me dire que je devrais m’investir un peu plus pour mieux connaître Windows. C’est un ordinateur de table tout ce qu’il y a de plus ordinaire avec un système d’exploitation et pas grand chose d’autre. Avec des pubs qui montrent des petites familles lambdas en train d’utiliser leur produits, ils sont pas foutus de les faire plus simples?

Et ça ne sert à rien d’insinuer que je suis peut-être pas assez intelligent pour me servir de Windows. Si Microsoft est incapable de produire un système d’exploitation qui ne nécessite pas des connaissances avancées en déboggage informatique, c’est leur problème et pas le mien. Quand on se pique d’être une marque vendable au plus grand nombre, on doit accepter le fardeau d’être accessible, pas refourguer l’obligation de palier au système foireux sur le dos des utilisateurs.

Et – SURTOUT – n’osez pas me chanter la comptine habituelle: “c’est normal qu’une technologie aussi complexe ait ses problèmes de temps en temps.” C’est une chose d’endurer l’incompétence incarnée d’une compagnie suffisante comme Microsoft, mais c’est fracasser toutes les limites de l’indignité d’aller jusqu’à s’avilir en faisant leur apologie.

Microsoft n’a pas besoin de notre compréhension ou de notre tolérance. C’est une compagnie qui a imposé un quasi-monopole par la force de son marketing, au point d’apparaître au commun des mortels comme l’unique option dans le paysage informatique et – pire encore – comme le seul partenaire possible pour bien des développeurs logiciels. Ils s’enrichissent déjà bien assez grâce à l’apathie du grand public pour se consoler des quelques critiques qui peuvent leur être adressées.

Microsoft est une compagnie qui n’a de cure de votre opinion, qui se fout royalement que vous soyez satisfait ou non, qui n’en a rien à cirer qu’on les insulte. Pire encore: Microsoft n’a que faire de vendre de bons produits parce qu’il y a toute une armée de critiques et d’analystes à sa solde pour affirmer qu’ils le sont.

Oh et ce billet? Ces plus de 800 mots bien comptés? Je les ai écrits le temps que Windows fasse ses mises à jour. Sur un Mac qui ne m’a jamais laissé tomber. Dont les dernières mises à jour ont été effectuées à MA convenance.

Va te faire foutre, Microsoft.

Gonflé à bloc

Une réflexion sur Rise of the Tomb Raider

rottr

Avec au moins 24% moins de contenu significatif

Il n’y a pas si longtemps, je me suis trouvé – par pur désoeuvrement, il faut le croire – à tenter de compléter un jeu déjà terminé. Un non-sens, dites-vous? Non, puisque ce jeu, RISE OF THE TOMB RAIDER (RotTR), s’inscrit dans la lignée de ceux qui n’en finissent plus de finir, longtemps après avoir bouclé leur histoire. Voyez-vous, bien que les cités perdues ont été retrouvées, les secrets enfouis exhumés et les méchants fanatiques remis à leur place, il n’en reste pas moins que le jeu me narguait d’un médiocre 76% de complétion, et ce,  après le boss final, le générique et l’épilogue.

76%. Je dis à mon fils qu’il aurait pu fournir un effort de plus quand il me revient de l’école avec 76%. Non, mon instinct perfectionniste exigeait que je pète le 90 au moins.

Et pourtant, au fur et à mesure que j’exécutais les besognes requises pour obtenir un score plus seyant à mon orgueil, j’en retirais de moins en moins de plaisir. En fait, pour vous dévoiler la formule mathématique exacte, mon engouement pour RotTR diminuait de façon inversement proportionnelle à la conscience que j’avais de ne rien foutre de signifiant.

Absolument rien.

À quoi bon trouver toutes ces caches de survie, toutes ces pièces anciennes, toutes ces boîtes de matériaux, toutes ces fresques, tous ces piliers, toutes ces reliques, tous ces documents? À quoi bon accomplir toutes ces missions, améliorer toutes ces armes, piller tous ces tombeaux et profaner toutes ces cryptes? À quoi bon – voulez-vous bien me dire – se fendre le fondement à faire tout ça si ça n’a, au final, aucun impact sur quoi que ce soit dans le jeu?

« Rhâââlala, mais quel sale rabat-joie! vous entends-je ruminer du haut de votre hypothétique tribune. Pourquoi ça devrait servir à quelque chose? C’est juste un jeu! Le but c’est de s’amuser. Après tout, au prix où sont rendus les jeux, on en veut pour notre argent! »

Ah oui. Le fameux argument monétaire: le consommateur a droit à 80$ de jeu.

Si vous le voulez bien, comparons avec le succès d’il y a deux ans, TOMB RAIDER (TR), le reboot qui ramenait Lara Croft à ses modestes origines de jeune archéologue un peu paumée, un peu couvée. Le rythme était soutenu, les mécaniques de jeu étaient diversifiées et l’histoire présentait une évolution intéressante, avec des enjeux toujours de plus en plus élevés, menant à une résolution explosive et satisfaisante. Bref, on avait affaire là à un jeu dense et bien ficelé. S’il y avait une chose qu’on pouvait reprocher à cet opus, c’était qu’il était un peu court. Pour les partisans de l’argument monétaire, TR procurait pour 50$ de jeu contre 70$ en espèces sonnantes et trébuchantes. Pas une bonne affaire.

Fast forward deux ans plus tard et les développeurs de RotTR décident de clore le bec des critiques en mettant le paquet pour vous assurer l’expérience de jeu la plus longue possible: un monde ouvert, des quêtes secondaires, des éléments de crafting, une boutique d’équipement, et j’en passe. Il en résulte un jeu beaucoup plus long qui offre encore plus d’activités. Voici un jeu qui en offre beaucoup à un joueur désireux bien investir ses quelques dollars de loisirs.

Remarquez bien mon copieux usage de l’italique dans le paragraphe précédent et sur quels mots il s’applique: « long », « plus », « beaucoup » – tous des termes qui servent à définir la quantité. Car c’est effectivement ce à quoi on a eu droit avec RotTR: une multiplication, un amoncellement des mêmes éléments répétés ad nauseam, donnant ainsi l’illusion d’un contenu plus généreux. Les maps sont plus grandes, mais elles manquent de relief. Les ennemis sont plus fréquents, mais ce sont les même qui reviennent tout au long du jeu. Les défis sont plus nombreux, mais ils sont essentiellement tous le même. Et les mécaniques qui ont été ajoutées? Superflues pour le coeur de ce qui fait le coeur du gameplay d’un TOMB RAIDER.

Le jeu n’a que gonflé, il ne s’est pas amplifié. Il s’agit tristement d’une version boostée aux stéroïdes de la mouture précédente, un simple accroissement de volume, sans aucun gain de force. Lara Croft se retrouve ainsi avec un jeu aussi rembourré que l’était son soutien-gorge dans ses incarnations précédentes.

Ceci dit, je comprends que ce n’est pas tout le monde qui a la chance de pouvoir s’offrir les nouveautés aussitôt qu’elles paraissent sur le marché. Pour la plupart des gameurs, acheter un jeu est un investissement important qui comporte une part de risque non moins négligeable, davantage encore depuis que notre dollar dégringolant a mené à une hausse des prix. Ainsi, l’interrogation qui s’impose au moment du choix du jeu est souvent: « Vais-je en avoir assez pour mon argent? Quel est celui qui va m’en offrir plus? »

Vous voulez mon avis? (Je vais supposer que oui si vous avez lu jusqu’ici.)

Cessez d’en demander plus pour votre argent et commencez à demander mieux. Parce que tant que vous vous contenterez de plus, les grands studios de développement continueront à sortir des jeux qui cherchent à vous occuper plutôt qu’à vous divertir.

Et, pour revenir à l’argument que je vous ai prêté au début de cet article, les jeux servent à s’amuser, non?

Une critique qui a trop tardé

Mes chers amis, je m’adresse à vous aujourd’hui pour corriger une injustice qui est demeurée trop longtemps impunie. Il s’agit d’un tort grave causé à l’endroit de tous les amateurs de jeux vidéo, et j’ai l’immense honneur de m’être investi de la mission trop longtemps négligée de condamner ce crime vidéoludique.

Aujourd’hui, je fais une critique de SOLITAIRE.

“SOLITAIRE?! vous entends-je beugler du haut de votre suffisance. Ce jeu simplet que seul mon oncle fonctionnaire goûte encore lors de ses longues séances de faire-semblant-de-travailler au bureau? Ce jeu attardé dont la disponibilité constituait l’unique raison d’hésitation de matante Solange à s’acheter un iPad?”

Oui, SOLITAIRE. Ô créatures hypocrites et tremblotantes! Que celui qui n’a jamais fait appel au flip-flip-flip de ses cartes artificielles jette la première pierre! Vous avez TOUS déjà joué – ne le niez pas.

Mais, afin de bien asseoir les bases de cette critique, laissez-moi prétendre un instant que vous ne connaissez rien de ce jeu et vous le décrire. SOLITAIRE, c’est un jeu où l’on doit disposer des séquences de cartes dans l’ordre, en alternant les couleurs, avant de reconstituer des piles – oh et puis zut, vous le savez, quand même!

Non, je vais plutôt viser directement le coeur du problème de SOLITAIRE, la question que tous les critiques ont évitée avant moi, à un point tel que j’en viens à soupçonner un puissant lobby pro-SOLITAIRE à l’échelle planétaire. Mais vous ne pourrez museler le Fantasque, hypothétiques menaces que je suppose réelles dans un but purement rhétorique. Tremblez alors que j’asperge le monde de vérité!

SOLITAIRE est injuste.

En fait, SOLITAIRE est l’exemple type du jeu injuste, le jeu qui arrange littéralement les cartes contre vous au début et qui attendra la fin pour vous le dire. En effet, il est parfaitement possible – et même courant! – de commencer une partie de SOLITAIRE en l’ayant déjà perdue à votre insu. Oh bien sûr, les développeurs vous diront que la disposition des cartes est générée aléatoirement à chaque partie – ce doit être bien pratique de pouvoir se laver les mains de tout le problème en blâmant l’ordinateur – mais il n’en demeure pas moins que ce sont eux qui ont permis cet état de choses menant à la déplorable situation dans laquelle nous nous trouvons tous.

SOLITAIRE est injuste.

Dans une cruelle allégorie du destin tragique que la vie réserve à certains d’entre nous, SOLITAIRE vous laissera vous débattre dans une situation sans espoir sans jamais vous dire que c’est perdu d’avance. À l’instar des Oedipe, des Hamlet et des Phèdre, il vous laissera monter aux cieux les plus brillants des séquences parfaites et, au faîte de votre gloire, il vous brûlera les ailes. Ainsi sera votre chute, terrible, indiscutable, pleine de fureur et de larmes, gracieuseté d’un quatre de trèfle tapi sous une pile de cartes inattaquables.

Est-ce qu’on supporterait pareille trahison de la part d’un HALO? D’un BINDING OF ISAAC? D’un MARIO MAKER?*

*Oui, bon, c’est discutable.

Imaginez un instant que vous commenciez une mission dans DESTINY et qu’il n’y ait tout simplement pas assez de munitions dans l’environnement pour abattre tous vos ennemis, paramètre essentiel de succès pour votre mission. On crierait au bogue éhonté. Ça ferait scandale! Metacritic dégoulinerait du fiel de légions de chroniqueurs outrés.

Et pourtant, on accepte la même chose de SOLITAIRE sans broncher.

Peut-être est-ce dû au fait que SOLITAIRE nous permet de recommencer immédiatement au clic d’un bouton, sans perte d’expérience, d’équipement ou de progression dans le jeu. Est-ce que ce serait le seul argument qui nous rend si permissifs envers un jeu qui s’avère essentiellement mal foutu? Est-ce qu’on se contenterait d’un haussement d’épaule amusé devant les boss mal calibrés du DLC de THE WITCHER 3 et les bogues de progression de ASSASSIN’S CREED SYNDICATE s’ils ne nécessitaient pas respectivement un écran de chargement interminable ou un retour au menu principal?

En tant que joueurs, sommes-nous si affables devant l’injure que nous la pardonnons aussitôt qu’elle s’accompagne d’un dédommagement pratique? Insultez-moi mais excusez-vous aussitôt. Égratignez ma carrosserie mais allons immédiatement au garage débosseler tout cela. Tuez ma femme mais – de grâce! – escamotons toutes ces lourdes procédures judiciaires!

Ô comme notre outrage tient à peu de choses, chers lecteurs!

Examinons bien notre conscience. Nous y trouverons peut-être que notre impatience face aux fort probables bogues des produits des grands studios est parfois plus due à des inconvénients personnels qu’à un indéfectible engagement envers la qualité que nous exigeons de ces développeurs. C’est une préoccupation bien égocentrique qu’il nous faut endosser, mais c’est là le propre d’être un client intègre et un critique éclairé.

Mais pareil, SOLITAIRE, c’est fucking pas juste.